Dans le matin laiteux aux premières lueurs du jour ,au cœur du jardin

, j’ose être nue ,dévêtue de ma pudeur comme tu me l’as donnée . 

La fraîcheur de l’air sur moi me surprends toujours…

.Allongée dans l’herbe scintillante de rosée,je me laisse allée dans la langueur incertaine de l’aube

.Les doigts fragiles des brins d’herbe me caressent .

La brise qui se lève m’enlace et par-dessus tout ça l’odeur de la terre ,

le parfum de lilas en fleurs…..surtout que l’on ne me dérange pas , je suis si bien !

C’est une façon entre mille autres d’être à toi librement

comme tu me le demandais lorsque tu étais loin de moi….

La belle histoire ,la belle vie que nous avons…je le dis au présent ,

car il est vrai que tout continue en alternance souvent .

Qu’importe , je me « coule » en toi  dans cette immensitude  où rien n’est impossible.

Nous sommes le vent et les fleurs ,la pluie et l’orage ,la tempête et le soleil levant ,

la nuit et ses mystères…nous en connaissons si bien les harmoniques

que nous avons égrenées si souvent *

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